Un festiVal réussi
Par Sandie Tourondel, 17-02-2009
Quarante sept ans après les derniers Championnats du Monde en France, Val d’Isère a organisé de belle façon ce magnifique événement. Le public, venu en nombre, a contribué à ce que la fête soit encore plus belle. Côté sportif, ce sont les Suisses qui repartent avec les honneurs.
Un élan populaire
Lors de la cérémonie de clôture de ces 40èmes Championnats du Monde de ski alpin, le président de la Fédération Internationale de Ski, Gian-Franco Kasper a tiré un bilan très positif de la quinzaine : « Tout d'abord je remercie les athlètes pour leurs performances extraordinaires, la Fédération Française de Ski et le Comité d'Organisation avec son maire et président Marc Bauer ainsi que le Directeur Général Jean Luc Fabre pour le travail immense réalisé ces dernières années». Les problèmes d’organisation qu’avait connus la station avaline ont été effacés par la qualité des différents services proposés. 1070 volontaires qualifiés de « cœur et d'esprit de ces Championnats» ont contribué, dans leurs différentes missions, à la bonne tenue de l’événement.
Le système de gratuité mis en place par l’organisation pour l’accès à Val d’Isère et aux tribunes a multiplié le nombre de spectateurs. Selon les épreuves et les jours, les chiffres ont variés mais on peut souligner deux pics le lundi 9 février (super combiné hommes et descente dames) avec 32 000 personnes et le dimanche 15 lors du slalom hommes avec plus de 40 000 personnes. Pour terminer, Kasper a souhaité « ne pas attendre 47 ans pour organiser de nouveau des Championnats en France» et a qualifié ces Mondiaux de « merveilleux et inoubliables.» Seul point noir de cette quinzaine, l’engouement du public qui a été très limité sur le petit écran. En moyenne, France Télévisions a réuni 1,2 million de téléspectateurs alors que la chaîne publique tablait sur au moins 1,5 million. Est-ce à cause de la météo, des horaires des courses ou tout simplement d’un intérêt limité au ski alpin ? Le problème devrait faire débat avant les JO de Vancouver en 2010.
Les Suisses à l’heure
Concernant le bilan sportif, il est important de noter que les favoris n’ont pas tous tenu leur rang. Manque de préparation, surplus de pression ou tout simplement dépendance aux conditions météorologiques, les podiums ont parfois réservé des surprises. 72 nations, 315 coureurs chez les hommes et 237 chez les dames et un classement final des pays qui propulse la Suisse en tête de liste. Avec six médailles dont deux en or avec Didier Cuche en super G et Carlo Janka en géant, le mélange des générations a porté ses fruits. Chez les femmes, l’éclosion de la belle Lara Gut a fait couler de l’encre. A17 ans seulement, elle est devenue vice-championne du monde en super combiné et en descente. Chez les Autrichiens, deuxième de ce classement avec 5 médailles, le bilan n’est pas forcément satisfaisant. Comme l’évoquait Julien Lizeroux avec beaucoup d’humour : « Le sentiment de fierté que j’ai le plus aujourd’hui, c’est peut-être de me dire que j’ai ramené autant de médailles que toute l’équipe autrichienne chez les garçons !» En effet, seuls Benjamin Raich, 2e du géant et Manfred Pranger, champion du Monde de slalom ont gravi les podiums. Ce sont les Etats-Unis qui occupent la troisième position grâce aux deux médailles d’or de Lindsey Vonn en super G et en descente. La France et ses trois médailles d’argent se classe 7e mais voit désormais l’avenir avec plus de clarté sur les directions à prendre en termes de préparation et de gestion des grands événements. Ce sera également l’occasion de se positionner avec des arguments valables en vue de la candidature aux JO de 2018. En attendant, rendez-vous en Allemagne pour les prochains Mondiaux à Garmisch-Partenkirchen du 6 au 20 février 2011.








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