Rugby, Top 14, Interview

«Pas des pleureuses»

Par Baptiste Desprez, 29-07-2010
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Christophe Deylaud Agen
Christophe Deylaud, à droite et son adjoint Christian Lanta - Panoramic

Malgré un effectif limité en cas de blessures, Christophe Deylaud espère voir Agen briller en Top 14. L’entraîneur des arrières du SUALG mise sur un état d’esprit sans faille pour réussir. 

Le début de saison approche, quel regard portez sur la préparation d’Agen ?
Christophe Deylaud : A part quelques petits bobos, tout se déroule comme on le souhaite, dans une bonne ambiance, avec un travail qui est cohérent, qui se fait progressivement. On se prépare à tous les niveaux, que ce soit physique, technique ou collectif. Pour le moment on n’a pas trop de gros problèmes.

A quinze jours du début du Top 14, sur quoi allez-vous mettre l’accent avec le staff ?
Christophe Deylaud : On a tout à voir (rires). Le but est d’avoir un collectif assez bien huilé pour attaquer le début du Championnat. Mais on n’est jamais rassuré tant que la compétition n’a pas commencé.

Jusqu’à maintenant, êtes-vous satisfait du travail effectué par vos joueurs ?
Christophe Deylaud : Tout est très correct pour le moment. Le plus inquiétant réside dans le peu d’effectif à disposition quand il y a des blessures, cela pourrait nous poser des problèmes à  l’avenir. Mais nous ne sommes pas des pleureuses, on ne l’a jamais été avec Christian Lanta.

Le recrutement opéré durant l’intersaison vous comble-t-il ?
Christophe Deylaud : Il y a des joueurs qui restent sur le marché et qui correspondent à un budget d’un club comme Agen. Vous ne pouvez pas faire des transferts mirobolants. On fait avec nos moyens en cherchant des garçons qui sont en adéquation avec l’état d’esprit que l’on veut mettre en place au sein du groupe. Les joueurs à dispositions sont ceux que l’on voulait cet été.

Quelles étaient les priorités du staff au niveau des renforts souhaités ?
Christophe Deylaud : Un peu de tout pour être honnête. Il nous fallait une première ligne complète, c’était essentiel. On se devait d’avoir également une deuxième ligne de trois-quarts compétitive.

L’intégration des recrues s’est-elle bien déroulée ?
Christophe Deylaud : Oui très bien. Que ce soit au niveau de l’état d’esprit ou sur le travail effectué, les garçons sont au niveau que l’on attendait. Après on peut dire ce qu’on veut, l’état d’esprit est bon, mais il n’y a pas eu de match. Si on vient à perdre des rencontres, tout peut se dégrader, notamment l’ambiance dans le groupe. On en saura plus dans quelques semaines.

Qu’en est-il du cas de Rupeni Caucaunibuca, qui a été suspendu à titre provisoire par le club ?
Christophe Deylaud : Sur ce sujet, vous m’excuserez, mais on n’en parlera pas. Je ne souhaite pas communiquer là-dessus.

L’an dernier, le staff a mis en place un jeu cohérent, voire séduisant avec Agen, allez-vous rester avec les mêmes ambitions cette saison ?
Christophe Deylaud : De toute façon, on fera comme on a toujours fait avec Christian. Il faut d’abord gagner. Si on arrive à l’emporter avec un jeu fait de passes, un esprit offensif, on restera là-dessus. Après si on a besoin de se raccrocher aux branches, on essaiera de moins séduire, mais d’être efficace avant tout.

Agen peut-il espérer autre chose que le maintien ?
Christophe Deylaud : C’est difficile à dire. On part dans le flou. Pour l’instant on se situe entre la 13e et 14e place. En fonction de l’évolution de la saison, on verra si on peut espérer autre chose. Mais en termes d’effectif, les deux promus sont promis au bas de tableau. On va tenter de faire mentir les pronostics.

Quelles sont les forces du SUALG à l’entame de ce début d’exercice ?
Christophe Deylaud : Je crois que quand vous remontez, il faut rester sur la dynamique de fin de saison dernière où on s’est recentré énormément sur un état d’esprit collectif. Bien sûr que l’on va être en retard sur la vitesse du Top 14 par rapport à la Pro D2, mais on va combler ce manque par un gros état d’esprit avec des garçons qui se transcendent à tous les matches. Si par bonheur on venait à gagner quelques matches, tant mieux, sinon on trouvera d’autres solutions pour avancer.

Agen est resté invaincu à domicile l’an dernier, comptez-vous faire d’Armandie une citadelle imprenable ?
Christophe Deylaud : Je pense que n’importe quel entraîneur au monde demande cela à ses joueurs. Il n’y a pas qu’à Agen qu’on le dit. La priorité sera bien entendu de ne pas perdre à la maison et essayer de faire quelques coups à l’extérieur. Je n’invente rien là-dessus.

Vous débutez le Top 14 par un déplacement à Toulouse, un club que vous connaissez bien…
Christophe Deylaud : Oui très bien (rires). Tout le monde nous dit qu’il vaut mieux les prendre maintenant que plus tard. Connaissant la maison, vous prenez une équipe avec des jeunes, des moins jeunes qui vont se transcender pour leur premier match, ce sera d’autant plus dur. En dehors de la période du Tournoi, il n’y a pas de bonnes périodes pour affronter le Stade. En tout cas pas en début ni en fin de saison, c’est une certitude.

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