«C’est énorme !»
Jonathan Wisniewski et le Racing Metro ont réussi un "match référence" contre Toulouse (DPPI)
Auteur d’un gros match avec le Racing Metro, Jonathan Wisniewski a joué un bien vilain tour à ses anciens coéquipiers du Stade Toulousain samedi. Le demi d’ouverture parisien savoure la grosse performance du promu face au cador du Top 14.
par Krystel Roche, le 01-11-2009A Colombes
Jonathan, quelle sensation avez-vous éprouvé au coup de sifflet final après cette grande victoire ?
Jonathan Wisniewski : On se sent voler (sourire)… Nous savions que face à Toulouse, nous aurions un gros combat à livrer. Toute la semaine, nous nous sommes donc préparés à tout faire pour les battre. Cette échéance était importante, tant sur le plan comptable que pour l’esprit de groupe. On s’était dit que si l’on restait solidaires, avec de l’envie, on pouvait faire quelque chose. C’est bien d’avoir répondu présent lors de cet événement.
Quelques mots sur votre essai ?
Jonathan Wisniewski : Sur le moment, quand on marque face à Toulouse, on est un peu ailleurs ! (sourire) Je n’ai pas réfléchi, j’ai fait ce plongeon pour faire comprendre toute ma satisfaction et mon plaisir de marquer cet essai.
Cette fois encore, vous inscrivez la quasi-totalité des points parisiens…
Jonathan Wisniewski : Ma performance personnelle, je la mets au second niveau. J’ai eu la chance de concrétiser les efforts fournis par tous mes partenaires, mais je préfère féliciter vraiment le groupe. Ce qui est important, c’est l’investissement général. Le nombre de points est anecdotique, et le mérite revient à l’équipe. Ce que les avants ont réalisé, c’est énorme ! Si, derrière, nous avons pu nous exprimer, c’est parce que devant, il y a eu un gros travail.
Avec ce résultat, les ambitions du Racing doivent-elles changer ?
Jonathan Wisniewski : Pas du tout. Cela fait 15 ans que le club végétait en 2e division, et c’est notre 1ère saison en Top 14. En début d’année, on a dit que notre but était de se maintenir : ces 4 dernières saisons, 1 promu sur 2 redescendait. Nous n’avons pas envie d’être celui-là. On a simplement envie de sauver ce club le plus vite possible pour continuer l’aventure, et laisser la chance à ce groupe, au président et à Pierre (Berbizier, ndlr) de construire notre club pour jouer avec les meilleurs. Il n’y a que des performances comme celle-ci qui feront grandir le Racing.
Dominer Toulouse a forcément une saveur particulière pour vous…
Jonathan Wisniewski : J’y ai effectivement passé 6 ans, et j’ai côtoyé tous ces joueurs, notamment en Espoirs. C’est une véritable fierté de les battre aujourd’hui, avec un groupe que je connais par cœur. Que ce soit Toulouse, Paris ou l’un des grands, ce sont toujours des grands matches.
Peut-on considérer ce match comme le «match référence» du Racing Metro 92 ?
Jonathan Wisniewski : Tout à fait. Battre le Stade Toulousain, c’est toujours un match référence. Aujourd’hui encore plus avec 2 essais à la clé. L’an dernier, nous étions en Pro D2. Battre Toulouse dans un stade comble, c’est un résultat qui ancre le Racing un peu plus dans le Top 14. 8 points en 2 semaines, c’est important ! Nous sommes en train de construire notre équipe. Des victoires comme celle-ci marquent vraiment au fer rouge l’aventure d’un groupe.
Il y a eu une période délicate en 2e mi-temps, mais vous avez tenu bon…
Jonathan Wisniewski : Notre force a été de réussir à se trouver dans les moments forts, et, dans nos moments faibles, faire le dos rond et ne pas donner de points trop facilement. Vous savez, face à Toulouse, même quand on a fait le break, on a peur tout le temps. On sait que par deux, trois actions ils sont capables de marquer à tout moment. On savait qu’il y aurait des moments difficiles, et qu’il fallait rester solidaires durant 80 minutes.
C’est un résultat de bon augure en vue du déplacement à Biarritz et du derby face au Stade Français…
Jonathan Wisniewski : Des victoires comme ça forgent un capital confiance important. Elles permettent de se projeter un peu plus dans le futur et au groupe de se libérer. Nous irons à Biarritz avec de l’ambition, et sans grosse pression particulière. Bien sûr, nous aurons besoin de faire un résultat là-bas. Mais cela nous permettra de continuer sur cette envie, en gardant les bases fortes d’aujourd’hui.
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