Une bonne rentrée
Par Florian Egly, 28-10-2009
L’équipe de France de handball a entamé sa préparation vers l’Euro 2010 par une victoire en Serbie à Nis (28-34). Très attendu dans sa ville natale, Nikola Karabatic a été fidèle au rendez-vous.
En quête d’un incroyable et inédit triptyque (JO, Mondial, Euro), l’équipe de France a parfaitement entamé sa préparation pour l’Euro 2010 en s’imposant en amical en Serbie mercredi (28-34). Une soirée placée sous le signe de l’émotion avec le retour de l’enfant du pays, Nikola Karabatic, né à Nis. Sous les yeux de ses parents, le maître à jouer français a été fêté comme il se doit, se voyant remettre symboliquement un maillot serbe floqué de son nom. Il n’a pas été le seul à être honoré puisqu’au coup de sifflet, une pluie de rouleau de papier toilette tombant des tribunes recouvrait le parquet. Les deux arbitres serbes fêtaient, eux, leur retraite, ce qui donnait lieu à une nouvelle cérémonie au bout de trois minutes de jeu afin qu’ils passent le relais aux vrais officiels de la rencontre.
Des sautes de concentration
Difficile au milieu de ce folklore de se mettre en route et pourtant les Experts, au grand complet (Waeghe, Anic et Dumoulin restant en tribunes), démarraient le match par le bon bout. Titulaire en attaque, Bosquet faisait admirer sa patte gauche. Tout se passait d’ailleurs plutôt côté droit puisqu’Abalo y allait aussi de ses acrobaties (2-5, 7e). Ajouté aux arrêts d’Omeyer et à la rugosité de la défense française, le cocktail offrait de nombreuses situations de contre-attaques, exploitées à merveille par Abalo et Guigou (3-9, 11e). Le temps mort obligatoire pris par le coach serbe ne recadrait les choses qu’un instant (5-10, 15e), jusqu’à un relâchement coupable des Experts, qui se laissaient prendre en contre sur supériorité numérique (9-10, 20e). Claude Onesta coupait à son tour le rythme serbe, prodiguant un message reçu cinq sur cinq par ses joueurs.
Karabatic finit le travail
La défense redressait les barbelés, permettant à Narcisse de conclure la première période par trois contre-attaques successives (12-18, 30e). Les entrées après la pause de Barachet et Detrez ressuscitaient la connexion chambérienne (17-24, 40e). Mais comme en première période, les Bleus baissaient leur concentration, ce qui provoquait le retour de la Serbie sur leurs talons à l’entame des dix dernières minutes (25-26, 50e). C’est alors que Nikola Karabatic montrait pourquoi il a été nommé meilleur joueur du monde une année avant Thierry Omeyer. Le Montpelliérain endossait le costume du patron, alignant deux buts et une passe décisive, qui avaient pour effet de doucher le bel enthousiasme serbe (28-34). Prochain défi pour les Bleus : l'Espagne dimanche.








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