Les Bleues prennent date
Par Cédric Callier, 22-11-2009
Tantôt brillantes, tantôt exaspérantes, les Françaises ont néanmoins pris le meilleur sur le Brésil (26-18) ce dimanche pour remporter le Tournoi de Paris-Ile de France. Un succès de bon augure en vue du Mondial…
Au stade Pierre Coubertin
Une vraie senteur de Mondial. Cette finale du Tournoi de Paris-Ile de France contre le Brésil préfigurait déjà de la même opposition entre les deux nations au 1er tour en Chine, début décembre. Et si Olivier Krumbholz avait annoncé samedi qu’«il ne fallait pas se tromper de match», il ne crachera pas évidemment sur le succès de ses ouailles ce dimanche à Coubertin, même si la manière aura laissé à désirer par moments et que les Sud-Américaines ser présentaient sans trois de leurs principaux atouts…
Comment mener sans bien jouer
Comme face au Portugal la veille, les Bleues démarraient mal. Très mal même en ce qui concernait Allison Pineau, loin d’être aussi performante que face aux Lusitaniennes. Titularisée au poste de demi-centre, sans doute pour surfer sur la confiance retrouvée de samedi, la Messine ratait tout ou presque. Et comme ses partenaires ne l’aidaient pas au tir, le Brésil s’installait en tête sans briller (0-2, 4e). La preuve que les Sud-Américaines ne devaient leur avantage qu’aux erreurs tricolores, lorsque celles-ci cessaient, les filles d’Olivier Krumbholz enchaînaient un 4-0 dû notamment à une excellente défense à plat, en 6-0. Sans oublier le bras d’Audrey Deroin à 9 mètres qui faisait du bien en attaques placées. Pendant ce temps, les Brésiliennes balbutiaient leur handball, avec une recherche systématique du pivot inefficace. Résultat, la France s’installait confortablement en tête au quart d’heure de jeu (6-3, 16e). Pas de quoi pavoiser néanmoins tant la qualité de jeu laissait à désirer de part et d’autre. Solides en défense, les Bleues conservaient l’avantage (8-5, 20e), avant de faiblir (8-8, 24e)… Pour finir ce premier acte très fort, avec un nouveau 4-0 qui permettait aux Françaises de rejoindre les vestiaires avec un léger sourire (12-8).
Le show Darleux
Heureusement, le second acte partait bien mieux, notamment pour Pineau qui commençait par un but sur interception. Toujours sans la moindre once d’imagination, les Brésiliennes, elles, venaient buter sur le mur tricolore, y compris en supériorité numérique. Tant et si bien que l’écart grimpait rapidement en faveur des Françaises (16-10, 37e). Seul tout petit bémol lors de ces dix premières minutes, une supériorité numérique mal négociée sur le plan défensif, avec deux buts inscrits par les Sud-Américaines. Une fois n’est pas coutume, c’était donc l’attaque qui portait cette équipe de France où Pineau avait retrouvé du gaz (19-12, 42e). Ce qui n’empêchait pas Cléopâtre Darleux de se signaler par plusieurs belles parades, agrémentées de magnifiques relances pour Katty Piejos. Mais comme la gardienne auriverde, Darly De Paula, n’était pas en reste, l’avance des Bleues se stabilisait à l’orée des dix dernières minutes (21-14, 49e). Un peu (beaucoup ?) entamées physiquement, les Bleues peinaient même à finir la rencontre. Sans dommage toutefois tant Darleux écœurait les tireuses adverses (23-18, 56e). Et la puissance de Claudine Mendy achevait pour de bon la résistance brésilienne, finalement éconduite à 8 longueurs (26-18). De quoi envisager avec optimisme la future confrontation au Mondial ? A condition de ne pas s’être trompé de match répondra sans doute Krumbholz…








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