«On peut renverser n’importe qui»
Par Emmanuel Quintin, 26-04-2010
Rappelant une nouvelle fois que l’OL n’avait pas joué son jeu à Munich, Claude Puel a affiché sa confiance dans la capacité de son équipe à remonter son but de handicap face au Bayern et à se hisser en finale de la Ligue des Champions.
Envoyé spécial à Lyon
Mardi soir, Lyon doit marquer et ne pas encaisser de but pour espérer se qualifier. Comment réaliser le bon équilibre entre attaque et défense ?
Claude Puel : On doit gagner par deux buts d’écart, ce qui laisse un peu plus de possibilités. On devra être costaud dans tous les domaines. Il faudra être entreprenant tout en évitant les contres. On a connu les difficultés, l’adversité dans notre parcours européen et on a réussi à s’en sortir jusque-là, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Et mardi soir, je sais que nous serons entreprenants.
Le Bayern va tenter de se qualifier pour sa 7e finale de Ligue des Champions alors que Lyon dispute sa première demi-finale. Ce déficit d’expérience peut-il jouer mardi soir ?
Claude Puel : Je n’espère pas. On a eu un petit déficit à ce niveau-là lors de la première manche, notamment dans l’approche du match. Mais la situation de ce deuxième match nous place sous les meilleurs auspices car mon équipe est plus à l’aise quand elle doit aller chercher un résultat, aller forcer la décision plutôt que de gérer les choses. Je pense qu’on sera plus présent sur cette deuxième manche.
On parle beaucoup de Robben du côté du Bayern. Lisandro peut-il avoir la même importance dans votre équipe que le Néerlandais dans les rangs bavarois ?
Claude Puel : Lisandro est un joueur important, comme Robben l’est dans l’équipe du Bayern. Mais les deux joueurs ont des caractéristiques différentes. Avant tout, j’aime bien mettre en situation les joueurs comme Lisandro, c'est à dire lui donner les moyens de s’exprimer. Pas comme on l’a fait lors de la première manche, mais en lui donnant des ballons, en lui apportant du soutien et en tournant autour de lui. Mais avant tout, c’est l’équipe qui doit répondre présent. Si c’est le cas, les individualités ressortent automatiquement.
Avec le recul, pensez-vous avoir abordé le match aller de manière trop attentiste ?
Claude Puel : Nous sommes tombés face à une équipe du Bayern très agressive, qui a imposé un gros pressing d’entrée et a su nous faire reculer. Nous avons été courageux pour faire front, mais nous avons manqué d’arguments techniques et physiques dans ce match pour proposer autre chose. On peut avoir des regrets après cette première manche, mais le Bayern aussi peut regretter de ne pas avoir plus fait la différence, ce qui nous laisse pas mal de possibilités pour ce match retour.
Dans quelle mesure pensez-vous que les supporters peuvent vous aider dans une demi-finale couperet comme celle-là ?
Claude Puel : Tout simplement en mettant une grosse ambiance. Une demi-finale de Ligue des Champions, c’est très particulier. On a vu à l’aller ce qu’avaient pu faire les Munichois. De l’aveu même des joueurs du Bayern, ils avaient rarement vu, si ce n’est jamais vu, une aussi grosse ambiance dans leur stade. C’est important de sentir le public derrière son équipe. C’est un véritable douzième homme.
Le Bayern semble sûr de sa force, très confiant. Cela vous agace-t-il ?
Claude Puel : Il faut les laisser dans leur confiance. Ils ont raison d’être confiants. Ils ont gagné le match aller chez eux, sans encaisser de but et en nous ayant dominé.
On sent une grande sérénité dans vos propos et dans ceux de vos joueurs. Est-ce en raison de l’exploit réalisé à Madrid en 8es de finale ?
Claude Puel : Pas seulement. On a des certitudes quand on joue notre jeu et c’est ce qu’on a fait durant notre parcours, hormis à Bordeaux, où on n’a jamais réussi à se libérer, et au match aller contre le Bayern. Autant la semaine dernière, on a été courageux, on s’est battu mais dans l’approche des buts, on n’a pas trop existé. Or, on sait que si l’on joue notre jeu, on peut renverser n’importe quelle équipe européenne. On est conscient de notre potentiel, de nos qualités. A nous de les afficher.








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Ce n'est pas de la mauvaise foi. "Renversez n'importe qui", ça veut dire que l'OL est capable de battre n'importe qui quand il met de la folie. Or, toutes les grandes victoires de l'OL cette saison l'ont été avec une absence totale de jeu...
J'adore les mauvaises langues. lol En tout cas allez l'OL !!!! C'est vrai que leurs anciens adversaires les ont laissé passer. ^^
«On peut renverser n’importe qui, s'ils sont très loin de leur niveau normal, comme nos adversaires des tours précédents...»
"on peut renverser n'importe qui" ou pas....
Il me fait penser a Ben Stiller. Mais il a raison, et il va le prouver ce soir qu'il peut renverser qui il veut !! Et tout ca alors que je ne supporte pas Lyon, je susi juste realiste.
mais c'est très dangereux ça sur la route !
"on peut renverser n'importe qui" Jean Bloguin, humouriste !