Marseille a rendez-vous
Marseille doit réussir une perf' à San Siro (DPPI)
S’il veut continuer à rêver aux 8es de finale de la Ligue des Champions, l’OM est quasiment condamné à l’emporter à San Siro mercredi, face à une équipe du Milan AC actuellement en pleine forme.
par Florian Egly, le 24-11-2009
Les échos de la rencontre :
Attention, le Milan que vont affronter les Marseillais mercredi soir n’a plus rien à voir avec l’équipe pataude du début de saison mais qui s’était tout de même imposée au Vélodrome (1-2). Les tâtonnements légitimes du débutant Leonardo sur le banc de touche ont laissé place depuis quelques semaines à une mécanique bien huilée (9 matches sans défaite dont 6 victoires), portée par un jeu résolument tourné vers l’offensive. Le technicien brésilien a l’audace de présenter un 4-2-1-3 dans lequel tous les joueurs, y compris Ronaldinho, consentent à faire les efforts. Cette philosophie de vouloir marquer un but de plus que l’adversaire, avec un Pato irrésistible (6 buts en 8 matches), donne lieu à du spectacle comme ce week-end contre Palerme (4-3). Un match où les Marseillais auront pu constater qu’il y avait des coups à jouer face à une défense fébrile mais qui retrouvera pour l’occasion Nesta. Contrôler Seedorf, la véritable clé de voûte du jeu milanais, sera l’un des enjeux pour l’OM, obligé de faire un résultat à San Siro.
La situation est assez simple. S’il veut avoir son destin entre les mains, Marseille doit gagner à Milan. Une défaite l’éliminerait si le Real s’impose dans le même temps, et un nul le rendrait dépendant des Italiens lors de la dernière journée. Le point positif est que l’OM avance dans cette rencontre avec un peu plus de certitudes qu’il y a quelques semaines (6 matches sans défaite). «Nous sommes dans la construction. Là, on pose le toit», explique Fabrice Abriel, l’un des hommes du renouveau marseillais. Efficace sur coups de pied arrêtés, l’équipe phocéenne s’est également rassurée défensivement vendredi en n’accordant que très peu d’occasions à Paris (1-0). Plus matures, plus constants, les Olympiens savent toutefois que l’équilibre est fragile. Que faire par exemple de Lucho, de retour, et sans lequel l’équipe a plutôt bien tourné ? «L’essentiel est de montrer le même visage qu’actuellement dans le don de soi et dans l’effort. On sera forcément récompensés car il y a la qualité qui va avec. Il ne faudra pas passer à travers l’événement. C’est surtout ça le plus intéressant pour nous», prévient Abriel.
Composition des groupes :
Milan AC :
Dida, Storari - Antonini, De Vito, Kaladze, Nesta, Oddo, Thiago Silva, Zambrotta - Abate, Ambrosini, Flamini, Pirlo, Seedorf - Borriello, Di Gennaro, Huntelaar, Inzaghi, Pato, Ronaldinho.
Marseille :
Mandanda, Andrade - Bonnart, Bocaly, Diawara, Heinze, Taiwo, Mbow, Rool, Hilton - Cheyrou, Mbia, Abriel, Cissé, Ben Arfa, Lucho, Kaboré, Valbuena - Koné, Niang, Brandao, Morientes
Ils ont dit… :
Après un début de saison cahoteux, Mathieu Flamini explique sur le site de l’OM comment Milan a redressé la barre. «On a effectivement eu du mal à débuter en essayant différents systèmes de jeu. On a finalement trouvé le bon système et le travail de la pré-saison est en train de payer car l’équipe est bien physiquement et sur une bonne lancée. C’est vrai que le système est très offensif. C’est basé sur de la récupération et une projection de balle très rapide vers l’avant».
Pour Fabrice Abriel, ce match retour est finalement plus facile à aborder que le match aller perdu au Vélodrome (1-2). «Au match aller, on les sentait prenables et on se disait «pourquoi pas ?». On a vu qu’ils étaient efficaces. Aujourd’hui, on sait qu’il faudra faire attention tout le temps. Il y aura peut-être un excès de confiance des Milanais. Mais nous avons plus de certitudes, on a l’ambition de faire quelque chose là-bas. Là, nous n’avons pas l’appréhension du premier match, on sait où l’on va et on sait que l’on va faire un résultat. Ce sera plus simple».
Historique des confrontations :
Le 5e match entre Milan et Marseille est précédé de fameux épisodes. En 1991, l’OM avait éliminé les Rossoneri en quarts de finale de la C1 (1-1, 3-0), avec la célèbre coupure d’électricité au Vélodrome au retour. Puis, c’est face aux Lombards que les Phocéens ont décroché la seule Coupe d’Europe des clubs champions française (1-0 en 1993 à Munich). Le match aller cette année avait vu la première victoire des Italiens sur Marseille (1-2).
Leurs cinq derniers matches :
Milan AC - Cagliari 4-3 (Serie A, 13e j)
Lazio Rome - Milan AC 1-2 (Serie A, 12e j)
Milan AC - Real Madrid 1-1 (LdC, 4e j)
Milan AC - Parme 2-0 (Serie A, 11e j)
Naples - Milan AC 2-2 (Serie A, 10e j)
Marseille - Paris SG 1-0 (Ligue 1, 10e j)
Lyon - Marseille 5-5 (Ligue 1, 13e j)
Marseille - Zurich 6-1 (LdC, 4e j)
Marseille - Toulouse 1-1 (Ligue 1, 12e j)
FC Zürich - Marseille 0-1 (LdC, 3e j)
Liens complémentaires
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