La défaite du non-jeu
Par Aurélien Billot, 04-05-2011
La qualification du FC Barcelone face au Real Madrid a mis fin à la série rapprochée de clasicos. Une série qui a vu le triomphe du jeu catalan sur le refus de jeu madrilène.
Voilà, c’est fini. La série des quatre «clasicos» en 18 jours a pris fin mardi soir au Camp Nou. Un final pluvieux dans le ciel, moins orageux que les précédents sur le terrain (Ndlr : les deux équipes ont terminé à 11 contre 11 pour la première fois en cinq confrontations cette saison), et qui s’est terminé avec un joli rayon de soleil avec le retour à la compétition d’Eric Abidal, seulement un mois et demi après son opération pour une tumeur au foie. Au tableau d’affichage, le 1-1 a confirmé l’équilibre parfait entre les deux équipes (une victoire pour chacune et deux nuls). Dans les discours d’après-match, les Merengue ont - de nouveau - crié au complot. «L'arbitrage d'aujourd'hui (mardi) était facile parce qu'après ce que nous avions vu à Bernabeu, tout était presque décidé. Le coach (Mourinho) avait raison quand il disait que c'était impossible pour nous de nous qualifier», a commencé par lancer Aitor Karanka, remplaçant de José Mourinho sur le banc de touche et en conférence de presse mardi soir (suspendu, le Portugais a suivi la rencontre depuis l’hôtel de la délégation madrilène).
La théorie du complot comme retranchement
«C'était mission impossible 4. Nous savions que c'était ce qui allait se passer. Nous sommes habitués depuis le premier match. Le but d'Higuain est valable, ça pouvait changer le match mais monsieur l'arbitre n'a pas voulu. La saison prochaine, autant qu'ils donnent directement la coupe au Barça !, a ensuite surenchéri Cristiano Ronaldo. (Sur l'action du but refusé) Piqué me pousse et je tombe sur Mascherano qui en Angleterre ne se jetait jamais et qui ici meurt chaque fois qu’on le touche. Celui qui connaît le football sait que le Barça est très protégé. Nous devons vivre avec ces injustices.» Avant qu’Iker Casillas n’achève : «Les arbitres nous ont fusillés. Ils nous ont volés à Barcelone et à Madrid, ils nous ont jetés de la Ligue des champions.» Les discours sont rôdés, et pas totalement dénués d’arguments puisque le but de Gonzalo Higuain alors que le score était de 0-0 semblait effectivement valable. Mais à trop se focaliser sur l’arbitrage, la Maison Blanche et ses pensionnaires en ont oublié l’essentiel : le jeu. Car ce qui ressort de ces quatre rendez-vous entre les deux ennemis espagnols, c’est que la balance a finalement penché pour l’équipe qui a proposé le plus de jeu.
Pourtant, en jouant, le Real pouvait le faire
Certes, le Real a sauvé les meubles en remportant la Coupe du Roi, mais la philosophie défensive et agressive de Mourinho n’a pas séduit grand monde. Considéré comme le meilleur entraîneur du monde, le Portugais, qui avait réussi à éliminer le Barça en appliquant la même méthode avec l’Inter Milan la saison passée, n’a cette fois pas réussi son pari. Pire, en pensant destruction plutôt que construction, il a même selon certains écorné l’image du club. Dos au mur après le résultat du match aller (0-2), le «Mou» avait pourtant enfin décidé de jouer mardi soir au Camp Nou. Suspendu, le «destroyer» Pepe avait laissé place à Kaka dans un onze de départ où l’on retrouvait également un véritable attaquant de pointe de métier (Higuain). Et au final, ce Real plus joueur a rivalisé avec l’ogre barcelonais… Sauf que cette fois, c’est le choix des hommes qui a interpellé. Pourquoi titulariser Kaka et Higuain, encore à court de forme après de longues indisponibilités, plutôt qu’Özil et Benzema ? Comme quoi, même Mourinho peut parfois se tromper…
Barcelone - Real Madrid en images :








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Pauvre Ronaldo, encore un qui ne pense qu'à se lamenter sur son sort après coup! Pendant le match, c'est un pleurnichard qui tombent au moindre contact et une pleureuse qui passe son temps à râler assis sur la pelouse les bras en l'air... Messi t'a encore montré qui était le meilleur joueur du monde (encore une fois)! La différence entre toi et Messi c'est que lui met le gel sur ses chaussures et toi sur les cheveux.....
Analyse assez juste. Mourinho et son staff doivent s'en prendre à eux-mêmes. Ils avaient en face d'eux un Barça dont la défense est décimée et donc prenable mais avaient fait le choix de jouer à sept défenseur et de pourrir les matchs. C'est une erreur. Trop imbu de lui-même, Mourinho n'a pas réalisé. Je suis certain que beaucoup de Madrilènes ne lui pardonneront pas la dénaturation du style flamboyant du Réal à ce point.
bonjour, et merci. enfin un article qui pose le bonnes questions : c'est quoi cette gestion de Mou sur ce match ? Plutot que de pleurer et jouer les malheureux, vaudrait mieux se pencher sur son propre jeu et sa propre gestion. je suis pourtant un supporter du real, mais là faut pas exagérer.
Je veux bien qu'on râle à cause de la faute sur CR7 (la seule erreur d'arbitrage est donc ne pas être revenu à cette faute), mais celui-ci fait tomber Mascherano. Le contact est flagrant. Higuain se retrouve tout seul. Laisser un avantage, ok, mais pas au point de ne pas siffler une faute entrainant une occase ! Et puis Higuain a très bien entendu l'arbitre (il ne manifeste pas sa joie après le but) certains joueurs s'arrêtent. Bref, parler de but valable refusé au Real, c'est n'importe quoi.