Les Bleus confirment
Par Vincent Armillon, 14-10-2009
Avec une équipe remaniée et dans un match sans enjeu, les tricolores n’avaient pas le droit à l’erreur et ils sont restés sur leur lancée en dominant assez logiquement des Autrichiens valeureux (3-1).
France-Autriche : 3-1
France : Benzema (17e), Henry (27e), Gignac (66e).
Autriche : Janko (48e).
Malgré quelques passages à vide au début de chaque mi-temps, les Français ont assuré l’essentiel en venant à bout d’une équipe autrichienne qui aura joué le jeu jusqu’au bout (3-1). Dès les premières minutes du match, c’est une équipe de France peu organisée et fébrile dans les transmissions qui se présentait face à des Autrichiens bien décidés à jouer leur chance à fond. Ainsi, cette frappe non cadrée de Janko (7e), mais surtout ce tir de Maierhofer qui obligeait Lloris à une belle parade (14e), faisaient passer des frissons dans les travées du Stade de France. Fort heureusement, les Bleus revenaient vite dans ce match et profitaient d’un corner pour faire la différence. Bien aidé par Maierhofer, qui perdait le ballon à l’entrée de la surface, Malouda adressait un centre parfait pour la tête de Benzema, qui ne laissait pas passer l’offrande (1-0, 17e). Mieux encore, la France doublait la mise sur un penalty d’Henry (2-0, 26e), auteur de son 51e but en Bleu, même si la faute de Fuchs sur Fanni était totalement imaginaire. Dès lors, les Français dominaient la rencontre de la tête et des épaules et Benzema aurait même pu aggraver le score, mais sa frappe en pivot n’accrochait pas le cadre (38e).
Les Tricolores semblaient bien partis à la pause, mais Hoffer, fraîchement entré en jeu, décochait une frappe que Lloris ne pouvait que repousser… dans les pieds de Janko qui réduisait le score (2-1, 48e). Dès lors, l’Autriche jouait sa chance à fond et Janko obligeait même Lloris à un arrêt déterminant (59e). Le portier tricolore venait d’éviter l’égalisation, mais ses coéquipiers peinaient à porter le danger sur les buts adverses. Fort heureusement, Gignac, entré en jeu à la place d’un Henry blessé, allait remettre de l’ordre dans la maison bleue avec une frappe limpide qui ne laissait aucune chance à Gratzei (3-1, 66e), qui avait remplacé Payer à la pause. Le buteur toulousain aurait même pu doubler la mise, mais il se heurtait au portier autrichien qui captait sa frappe croisée (78e). Cela ne changeait pas grand-chose à l’affaire et la France remportait un succès qui ne lui offre rien de concret, mais qui confirme un certain regain de forme, soit tout ce qu’on pouvait lui souhaiter avant des barrages à haute tension.
Le joueur du match
Difficile de sortir une individualité parmi les joueurs ayant disputé ce match. Néanmoins, difficile de ne pas noter que Karim Benzema a été celui qui a débloqué la situation en inscrivant le premier but. Une deuxième réalisation en deux matches pour l’attaquant tricolore qui fait ainsi oublier la polémique qui avait succédé à ses propos concernant son envie en équipe de France et qui démontrent qu’il postule bien à une place de titulaire.
Tactique et coaching
Didi Constantini, le coach autrichien, a eu du nez à la pause en sortant Maierhofer au profit de Hoffer, puisque c’est sur une frappe de ce dernier que Janko parvenait à ramener les siens à 2-1. De son côté, Raymond Domenech a été obligé de sortir Henry dès les premières minutes de la seconde période, ce qui n’a pas forcément été un mal puisque c’est bien Gignac, son remplaçant, qui a inscrit le but du break. Pour le reste, les changements poste pour poste de part et d’autre n’ont rien changé.
On n’a pas aimé
Les entames de mi-temps des Français n’ont guère été convaincantes. Certes, ce match était sans enjeu, mais à chaque fois, durant une dizaine de minutes, les Bleus ont semblé timorés et se sont exposés aux assauts adverses. Des errements à ne pas répéter lors des matches de barrage.
Le match en images :
Le parcours qualificatif des Bleus en images :








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Je ne suis pas d'accord avec vous. Ne pas tenter de tirer directement le coup franc dans une telle position, c'est comme si un buteur d'une équipe de rugby ne tenterait pas une pénalité dans les 22m face aux poteaux. C'est donc bel et bien lui qui a tout gâché. Mais ce qui m'a le plus énervé, c'est son tir en pivot. A aucun moment il ne lève les yeux pour regarder les cages, alors que c'est ce qu'on apprend dans les écoles de foot. Pas étonnant qu'il mette une mine complètement ratée
Lors du coup franc, La passe lumineuse de Benzema pour Gignac aurait du faire mouche, l'attaquant toulousain s'est emmêlé les "pinceaux": dommage. Lloris a confirmé sa place de numéro 1.
je te trouve sévère avec Benzema. le coup franc avec Gignac, c'était pas mal joué, ca prouve au moins qu'ils travaillent un truc à l'entraînement. et puis c'est dans ce genre de match qu'il faut tenter ça, pas en 1/4 de finale de CM. sinon, il s'est montré beaucoup plus disponible que sur ses matches précédents quand même, il a montré une autre attitude
On a pas dû voir le même match. Il suffit de voir son tir en pivot où il ne jette même pas un coup d'oeil pour voir où se trouve les cages. Ensuite, le "magnifique" coup franc joué avec Gignac alors que n'importe qui d'autre tente de le mettre direct. Et son but, il peut remercier la défense autrichienne qui remet le ballon à Malouda. Il est clair que c'est lui l'homme du match car c'est lui qui apportait le danger dans le camp autrichien, malgré qu'il n'ait pas marqué.