Blatter n’exclut pas de revoter
Par Gilles Festor, 20-05-2011
En réponse aux soupçons de corruption autour de l’attribution du Mondial au Qatar en 2022, le président de la FIFA, Sepp Blatter, n’a pas écarté la possibilité de mettre en place un nouveau vote.
Désigné pays hôte de la Coupe du Monde 2022 en décembre dernier, le Qatar va peut-être devoir repasser par la case vote dans les prochains mois. Quelques jours après l’annonce des soupçons de corruption autour de l’attribution du Mondial, Sepp Blatter, président de la FIFA, a annoncé vendredi lors d’un entretien accordé à Associated Press qu’il n’était pas opposé à l’idée de procéder à un nouveau vote. Mais celui-ci ne sera mis en place que si la corruption était prouvée après enquête. «Ne me demandez pas de dire oui ou non aujourd’hui. Laissez-nous procéder pas à pas», a ainsi déclaré le dirigeant.
La FA alourdit le climat de suspicion
Ces propos interviennent alors que jeudi soir, la FA (Fédération anglaise de football) a annoncé via un communiqué officiel qu’elle s’abstiendrait lors de la prochaine élection présidentielle de la FIA. Celle-ci se tiendra le 1er juin prochain et opposera l’actuel président suisse à son homologue de la Confédération asiatique de football, le Qatari Mohammed Bin Hamman. «Il y a une série de sujets, récents et actuels, très largement relayés qui rendent difficile le support d'un candidat ou de l'autre», précise le communiqué qui alimente un peu plus le climat de suspicion dans les hautes sphères du football mondial. Blatter a d’ailleurs réagi à cette décision, en faisant part de son incompréhension : «C’est un peu étrange. La première fédération au monde, la FA, a le choix entre deux candidats et elle ne peut prendre de décision pour apporter son soutien. C’est étrange.»
La FIFA va écouter un informateur
C’est d’ailleurs d’Angleterre que le scandale s’était déclenché le 11 mai dernier. Lord David Triesman, ex-président du comité de candidature anglaise pour le Mondial 2018 (qui avait été éliminée dès le premier tour du scrutin remporté par la Russie), avait dénoncé des comportements «incorrects et non éthiques» autour des votes. En réponse à ces accusations, la FIFA a accepté de s’entretenir prochainement avec un informateur qui disposerait de preuves sur d’éventuels pots de vin. Certains membres du comité exécutif de la FIFA auraient touché 1 million d’euros environ pour voter en faveur du Qatar plutôt que pour les Etats-Unis lors du dernier tour.





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Ceci confirme seulement (encore une fois) que le football (à l'image de notre société) est pourri par le fric.... Constat déjà fait si souvent......
Quelle bonne blague. J'y crois pas une seule seconde. Aucune chance pour qu'ils revotent (sauf pour redonner le mondial au Quatar pour faire genre qu'il n'y a pas de corruption). Du bla bla d'uns des mecs qui tuent le foot qu'on aime