L'Atlético dompte l'Inter !
Par Teddy Vadeevaloo, 27-08-2010
Dominateur et plus cohérent dans son jeu, l'Atlético Madrid a remporté la Supercoupe d'Europe ce vendredi en dominant l'Inter Milan (2-0) au stade Louis II.
Inter Milan-Atletico Madrid 0-2
Atletico Madrid : Reyes (63e), Agüero (84e)
Loin d’être favori, l’Atlético a surpris l’Inter et empoche la première Supercoupe d’Europe de son histoire. L’équipe de Rafael Benitez est passée complètement à côté de son sujet et n’a jamais paru en mesure d’inquiéter son adversaire. Le premier acte se révélait plutôt insipide. Du déchet technique, des approximations en nombre dans les transmissions, une chaleur étouffante : le stade Louis II n’était pas à la fête. L’Inter démarrait tout de même mieux la partie mais peinait à se procurer des occasions, hormis sur une tête mal ajustée de Samuel (29e) ou un essai non cadré d’Eto’o (32e). C’était ensuite au tour de l’Atletico de se mettre en évidence en profitant de la baisse de régime intériste. Sans en profiter néanmoins, Agüero n’étant pas plus en réussite que ses homologues de l’Inter (34e, 43e).
Même la pause ne modifiait pas la donne. Très empruntés, les joueurs intéristes se montraient surtout décevants par leur incapacité à développer un jeu fluide, Sneijder effectuant souvent les mauvais choix. L’Atlético en profitait alors pour montrer le bout de son nez dans le style emprunté par l’Inter la saison dernière. Opérant en contre, la bande à Sanchez Flores posait des problèmes à la défense adverse par la mobilité de ses attaquants. Reyes sollicitait une première fois Julio Cesar (60e), avant de trouver la faille d’une frappe croisée (0-1, 63e). L’Inter, en panne d’imagination, ne trouvait pas les ressources physiques pour revenir dans la partie et s’inclinait à nouveau sur une belle action du duo Simao-Agüero (0-2, 84e). Le club italien qui se payait même le luxe de manquer un penalty par Milito (91e). Une soirée noire jusqu’au bout…
Le joueur du match
Petite perle du football argentin, Sergio Agüero a encore rayonné dans cette partie. A chacune de ses prises de balle, l’attaquant des Colochoneros a su faire la différence et obligé les défenseurs intéristes à rester sur leurs gardes. «El Kun» est même parvenu à se glisser entre Lucio et Samuel pour inscrire le but du break, sur un service en or de Simao.
Tactique et coaching
Rafael Benitez n’a pas modifié le système de l’Inter version Mourinho. Un 4-2-3-1 avec Milito seul devant, soutenu par un trio Eto’o-Sneijder-Stankovic. Mais au cœur du jeu, Wesley Sneijder n’a jamais eu l’influence espérée dans le jeu intériste, ce qui a considérablement amoindri l’équipe. L'entraîneur espagnol a tenté d’apporter de la fraîcheur avec les entrées de Pandev et du jeune Coutinho, mais en vain. Côté Atlético, Sanchez Flores a aligné un 4-4-2 à plat avec le redoutable duo Agüero-Forlan devant. C’est surtout sur les ailes que le club madrilène a fait la différence avec Simao et Reyes qui rentraient systématiquement sur leur pied fort pour déstabiliser le bloc adverse.
On n’a pas aimé
La performance globale de l’Inter. La saison dernière, le club nerazzurro avait l’image d’une équipe solide et opportuniste, s’appuyant sur des remontées de balle de qualité en contre. Mais Rafael Benitez veut faire évoluer le visage de l’Inter en adoptant une approche plus offensive, en prenant à son compte le jeu. Cela n'est sans doute pas en adéquation avec les qualités de ses joueurs comme on en a vu la démonstration face à l’Atlético.








RSS

AJOUTER UN COMMENTAIRE