Cyclisme, Tour de France, 3e étape

Cavendish en coup de vent

Par Florian Egly, 06-07-2009
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Mark Cavendish
Mark Cavendish n'avait pas d'interlocuteur à La Grande-Motte - Reuters

Mark Cavendish a signé sa deuxième victoire consécutive en réglant un groupe d’une trentaine de coureurs à La Grande-Motte. Tous les leaders ont été piégés dans une bordure sauf Lance Armstrong, 3e du général.

Les leaders étaient avertis. Il ne fallait pas se fier à l’image de carte postale conférée par ce début de Tour de France sur le bord de mer. Le piège de cette 3e étape était connu de tous. La Camargue, ses lignes droites interminables exposées au vent, était le terrain de jeu idéal pour tenter une bordure, ces éventails prêts à casser à tout moment. Cela n’a pas manqué. Un seul virage à droite, à 30 km de l’arrivée, a suffi à mettre la pagaille.

Armstrong met les choses au point
Tout le monde était au courant. Et pourtant, lorsque le team Columbia, à l’origine de ce coup de force, a mis en route, ils étaient moins d’une trentaine à être attentifs. Et surtout, parmi eux, aucun leader sauf… Lance Armstrong, et le Maillot Jaune Fabian Cancellara. L’Américain n’est sans doute plus le même athlète qu’auparavant. Mais une chose est sûre, la science de la course ne l’a pas quitté. Voilà comment, sur une étape qui n’avait l’air de rien, le septuple vainqueur du Tour a renversé le leadership chez Astana puisqu’Alberto Contador, tout comme Evans, Sastre, Schleck ou Menchov, était, lui, piégé. Résultat des pertes pour ces favoris au général : 41 secondes et une belle claque en guise de leçon donnée par un ancien. Lance Armstrong, lui, pointe désormais à la troisième place au général… 19 secondes devant Alberto Contador. Qui a dit que l’Espagnol était trop jeune ?

Cavendish sans rival
Mark Cavendish, aussi, est jeune. Mais à 24 ans, le Britannique est déjà un crack. Le coup de Columbia, pas obligatoirement nécessaire, lui a tout de même considérablement facilité la tâche puisque Thor Hushovd était le seul sprinteur à l’accompagner dans ce traquenard. Mais le Norvégien ne pouvait pas espérer mieux qu’une deuxième place tant la supériorité du Maillot Vert est éclatante. Lauréat de sa deuxième victoire d’étape en deux jours, Cavendish se permettait même de chambrer sur la ligne, mimant un coup de téléphone l’air de dire : «il y a quelqu’un pour me battre ?». La réponse est non. Plus tôt, quatre hommes (Maxime Bouet, Sameul Dumoulin, Ruben Perez Moreno et Koen de Kort) avaient parié sur un désintéressement du peloton à la veille du contre-la-montre par équipes, comptant jusqu’à 12 minutes d’avance. Mais Columbia avait décidé de s’offrir une répétition grandeur nature.

Le Tour de France en images :

COMMENTAIRES DES INTERNAUTES ( 2 )
Titre –

Chez Astana, y a du y avoir des engueulades ce soir. D'un côté Armstrong (et sûrement Bruyneel), de l'autre Contador qui a pas du apprécier qu'Armstrong face rouler les équipiers qu'il avait avec lui. Dans les cols, ça risque d'être du grand n'importe quoi, voir même dès demain si l'ambiance n'est pas au beau fixe. M'enfin, d'ici là, y en aura peut-être un qui se fera prendre par la patrouille :-)

euh... –

le geste du coup de téléphone est bien réel mais l'interprétation que vous en faites... moyen moyen, ce serait bien de préciser que c'est vous qui la déduisez !!

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