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Cyclisme, Tour de France, 8e étape, Interview, J. Pineau
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«Accrocher une étape»

Jérôme Pineau Laurent Lefèvre Tour de France 2008 Jérôme Pineau et Laurent Lefèvre ont été échappés lors de l'étape Figeac-Toulouse (Reuters)

Echappé pendant près de 130 kilomètres, Jérôme Pineau a été l’un des acteurs majeurs de l’étape entre Figeac et Toulouse. Il a eu beau tenter un coup dans les derniers kilomètres, le peloton ne l’a pas laissé faire mais il reste optimiste pour le reste du Tour.

par Rédaction Sport24.com, le 12-07-2008

Mehdi Djebbari

Notre correspondant à Toulouse

Jérôme, le moins que l’on puisse dire, c’est que vous avez baroudé aujourd’hui. Comment vous êtes vous senti sur cette étape ?
Jérôme Pineau : J’étais bien, même très bien. J’avais de bonnes jambes et j’ai décidé d’accompagner la contre-attaque afin de protéger Lolo (Laurent Lefèvre). J’ai vu que le peloton nous laissait partir mais on n’y a jamais cru véritablement avec maximum 5 minutes d’avance. Par contre dans le final, j’étais mieux mais le peloton ne nous a laissés aucune chance avec mon compagnon d’échappée.

Votre directeur sportif Didier Rous, en bon régional de l’étape, vous a-t-il donné des conseils sur la course ?
Jérôme Pineau : C’est lui qui m’a suggéré d’attaquer dans les derniers kilomètres, il m’a dit qu’il connaissait ces routes et j’ai suivi ses conseils. Je ne vous mentirais pas en vous disant que j’y ai cru à un certain moment, surtout quand l’écart plafonnait derrière. Je croyais qu’à Toulouse, il y avait davantage de ronds-points mais on a terminé sur les boulevards et c’était compliqué.

Avec la pluie comment ça s’est passé?
Jérôme Pineau : Quand on a de bonnes jambes, que ce soit sous la pluie ou avec du beau temps, ça revient au même. Dans le peloton, ils étaient plusieurs à râler, réclamant du beau temps car ils ont eu froid. Nous devant, on n’a pas eu le temps de réfléchir à la météo, on n’a pas eu froid en tout cas.

Votre présence dans l’échappée a-t-elle gêné les leaders ? Vous étiez seulement à 4’32 au général ce matin...
Jérôme Pineau : J’y ai pensé. Il restait 80km quand j’ai rejoint Lefèvre. Quoiqu’il arrive, le peloton aurait roulé quand même. Dans ce Tour de France, il n’y a pas beaucoup d’étapes pour les sprinteurs. Aujourd’hui, je ne pense pas que ma présence ait condamné notre périple. Il fallait assurer le coup d’autant plus qu’on était deux de l’équipe Bouygues Télécom. On est un peu déçu mais bon… Il reste encore d’autres étapes.

Vous êtes toujours le meilleur Français au général à l’approche du 14 juillet. Ca vous inspire quelque chose ?
Jérôme Pineau : Strictement rien du tout. Quand on est 30e au général, on ne peut pas espérer grand-chose. On va se contenter de réaliser notre objectif qui est de remporter une étape. Que ce soit le 14, le 18 ou le 20 juillet, ça revient au même. Terminer premier Français demeure anecdotique à mes yeux.

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