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Transat Jacques Vabre, Interview
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«Il n’y a pas de chèvres !»

Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou, l'équipage pour cette Transat (A.Pilpre)

Dernier vainqueur de la Transat Jacques Vabre, Michel Desjoyeaux a choisi cette année Jérémie Beyou comme coéquipier, pour une aventure que les deux hommes ont hâte de vivre ensemble, à bord de Foncia. Sûr de son choix, Michel Desjoyeaux sait toutefois que la concurrence est relevée dans cette Transat 2009.

par Sandie Tourondel, le 01-11-2009

Au Havre

Sport24.com : Michel, racontez-nous votre rencontre avec Jérémie…
Michel Desjoyeaux : On se connaît depuis un bout de temps, on se croise, on se côtoie et même souvent on se confronte notamment sur le circuit Figaro depuis 1995. On s’entraîne également ensemble à Port-La-Forêt. Et puis quand j’ai décidé de participer à la Transat Jacques Vabre, j’ai proposé à Jérémie car il a l’habitude des bateaux comme celui-ci qui ressemble un peu à Delta Dore.

Sport24.com : Jérémie, qu’avez-vous découvert sur Michel en naviguant à ses côtés notamment lors de l’Istanbul Europa Race ?
Jérémie Beyou : Je connaissais Michel avant tout comme adversaire, comme quelqu’un de féroce sur l’eau et c’est complètement l’inverse quand on est dans la même équipe. Michel est quelqu’un de très agréable tout comme l’équipe qui l’entoure. Ils sont sérieux, rigoureux, performants et surtout ils ne se prennent pas la tête. La fiabilité de ce bateau, c’est en grosse partie grâce à eux.

Sport24.com : Après une grosse année 2009, comment se porte le bateau Foncia ?
Michel Desjoyeaux : J’ai beaucoup navigué cette année notamment lors du Vendée Globe. Le bateau a quand même été en chantier après ce tour du monde pendant deux mois. On a ensuite enchaîné les courses en équipage et depuis un mois on a fait plusieurs stages d’entraînement. Alors, en permanence, il y a un travail d’entretien, de renouvellement, de révision pour être sûr que tout fonctionne.

Sport24.com : Quelles sont les particularités de ce parcours de la Transat Jacques Vabre ?
Jérémie Beyou : Les premiers jours vont sûrement être durs pour démancher et le Golfe de Gascogne ne sera pas non plus une sinécure à cette période. Le passage de l’arc antillais risque d’être compliqué et l’arrivée au Costa Rica sera peut-être un peu plus dure pour les nerfs car il risque de ne pas y avoir beaucoup de vent. Si on est en tête, c’est moins stressant parce qu’on est toujours mieux placé que ceux derrière. Et à l’inverse, ça nous laisse quand même un peu d’espoir.

Sport24.com : Michel, gagner cette transat avec Jérémie, ce serait le début d’une belle histoire de navigation entre vous…
Michel Desjoyeaux : Si on connaissait déjà le résultat, on n’aurait aucun plaisir à être là au départ. Toutes les éditions sont différentes tout comme le parcours cette année. Et puis lorsqu’on regarde les concurrents autour de nous, il n’y a pas de chèvres ! Il faudra être bon tout le temps et prendre les meilleures options.

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