Renault décidera en fin d’année
Par Gilles Festor, 06-11-2009
Les informations contradictoires fusent sur l’avenir de Renault en F1 à moyen terme. Le constructeur français annoncera ses projets avant la fin de l’année.
La Formule 1 va-t-elle perdre l’une des deux dernières écuries d’usine du plateau avant Noël ? Après les départs de Honda, BMW, puis Toyota, annoncé cette semaine, Renault réfléchit à l’éventualité d’un désengagement de la discipline même si les fondations de la saison 2010 ont déjà été posées. Robert Kubica a été recruté, les négociations pour un deuxième pilote sont engagées (Timo Glock ? Romain Grosjean ?) et Jean-François Caubet, dans les colonnes de L’Equipe, vient d’annoncer que le budget de la saison prochaine avait été voté. Le directeur de Renault F1 Team a même évoqué des embauches à venir dans le domaine aérodynamique, secteur sacrifié en 2009.
Ghosn est énigmatique
Et pourtant, des doutes persistent sur l’implication à moyen terme du constructeur français. Malgré la réduction drastique des coûts, la F1 reste très onéreuse et moins porteuse en terme d’image, surtout depuis l’éclatement du scandale du «Crashgate», alors que la crise économique touche encore de plein fouet l’industrie automobile. Interrogé sur l’avenir du Losange en F1, Carlos Ghosn est resté énigmatique, jeudi, le lendemain de la tenue d’un comité exécutif à ce sujet. «Vous devez être patients. Nous ferons une annonce sur notre participation avant la fin de l’année», a simplement déclaré le PDG de Renault à la BBC. Pourquoi ne pas se montrer rassurant alors qu’un pilote de gros calibre vient d’été recruté ? Et qui croire entre les déclarations rassurantes de Caubet et le quasi-mutisme de Ghosn ?
Vatanen comprendrait un retrait
Ari Vatanen a déjà la réponse à ces questions. Pour le Finlandais, Renault devrait plier bagages. «Si vous analysez leur cas, Renault devrait quitter la F1. C’est une entreprise sérieuse et pas des fous comme l’a dit Max Mosley. Ils sont juste déçus de la gouvernance de la Formule 1. Renault devrait rester si cela leur apporte des bonnes nouvelles et si c’est un bon vecteur publicitaire, mais la F1 n’est aujourd’hui connue que pour le conflit, les crises et les cas devant la justice. Les grosses compagnies ne supportent pas cela.», a confié l’ex-concurrent de Jean Todt à la présidence de la FIA sur CNN, une nouvelle fois très critique envers l’instance dirigeante basée à Paris.








RSS
La F1 n'est plus ce quelle était. Trop d'argent en jeu. Des circuits ou les dépassements sont impossibles. Des consignes d'écurie. Ferrari veut une 3ème voiture ce qui représente à coup sûr une diminition des coûts et par la même occasion de nouveaux retraits de la discipline. Essayez, messieurs, d'être un peu plus réaliste et de nous offrir du sectacle au lieu de tactique, pour être gentil.