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Piquet charge Renault !

Par Emmanuel Quintin, 11-09-2009
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Nelson Piquet
Nelson Piquet lors du Grand Prix de Singapour 2008 - DPPI

Dans un interrogatoire devant la FIA, publié jeudi par un site spécialisé, Nelson Piquet Jr. aurait affirmé avoir délibérément provoqué un accident lors du Grand Prix de Singapour 2008 sur ordre de son équipe ! Des accusations graves pour Renault...

Piquet accuse Briatore et Symonds
Le ciel s’assombrit de jour en jour chez Renault. Depuis les révélations du quotidien brésilien O Globo sur le crash dont a été victime Nelson Piquet Jr. lors du Grand Prix de Singapour 2008, l’écurie française est dans l’œil du cyclone. Convoquée devant le Conseil mondial de la FIA le 21 septembre, elle devra s’expliquer notamment sur les accusations portées à son encontre par son ancien pilote. Dans un document publié jeudi par le site www.f1sa.com, et présenté comme sa déclaration officielle à la FIA, Nelson Piquet Jr. assure en effet qu’il a délibérément encastré sa monoplace dans le mur sur ordre de son équipe. «Durant le GP de F1 de Singapour, le 28 septembre 2008, Flavio Briatore, qui est à la fois mon manager et le responsable du team Renault F1, et Pat Symonds, le directeur technique, m’ont demandé d’avoir un accident en vue d’influer positivement sur le résultat de l’écurie dans cette course», déclare le pilote brésilien, licencié cet été.

Le fils de l’ancien champion du monde, Nelson Piquet, précise ensuite dans quelles circonstances le faux accident a été scénarisé et mis en place. «M. Symonds m’a pris à part dans un endroit tranquille et, à l’aide d’un plan, m’a désigné le virage exact où je devais sortir. Il avait été choisi car il n’y avait pas de grue qui permettrait de soulever rapidement une voiture endommagée (…) Il était à peu près certain qu’une obstruction de la piste à cet endroit provoquerait la sortie de la voiture de sécurité. M. Symonds m’a également dit à quel tour exact je devais sortir pour que mon coéquipier Fernando Alonso puisse ravitailler juste avant la sortie de la voiture de sécurité.» C’est ce que le Brésilien a fait en sortant à la fin du 14e tour alors que Fernando Alonso était passé aux stands au 12e. Alors relégué au fond du peloton, l’Espagnol allait profiter de la sortie du safety-car pour remonter aux avant-postes et finir par remporter la course.

L’embarras chez Renault
Déjà en sursis à l’époque en raison de ses mauvais résultats et de son absence de progression tout au long de la saison, Piquet explique qu’il a obéi aux ordres car il espérait «que cela améliorerait [sa] situation à l’intérieur de l’équipe en cette période délicate de la saison.» Conséquence directe ou simple coïncidence, son contrat avait ensuite été renouvelé pour l’année 2009 alors que beaucoup d’observateurs s’attendaient à le voir débarqué cet hiver. Aujourd’hui au chômage après son limogeage cet été, Nelson Piquet Jr. cherche-t-il à se venger et à faire payer à Flavio Briatore son éviction ? Toujours est-il que pour l’heure, aucun responsable de l’écurie n’a officiellement réagi à ces accusations.

Mais dans le paddock de Monza, théâtre du Grand Prix d’Italie ce week-end, un document présentant les réponses qu’auraient faites Pat Symonds à la FIA circule actuellement. Dans celui-ci, le directeur de l’ingénierie de Renault F1 ne confirme, ni n’infirme la théorie de l’accident prémédité. «Saviez-vous qu’il aurait un accident au 14e tour ?», lui demandent les enquêteurs de la FIA. «Je ne veux pas répondre à cette question», se contente-t-il de déclarer. Une réponse pour le moins éloquente qui laisse à penser que chez Renault, on prépare sa défense en pesant bien chaque mot… Jeudi, dans le paddock de Monza, les journalistes qui pressaient Fernando Alonso de questions au sujet de ce fameux Grand Prix de Singapour se sont vus éconduire poliment. «Vous mettez Fernando dans une situation difficile. Ce n’est même pas l’écurie qui lui a demandé de ne pas s’exprimer sur le sujet : ça vient d’au-dessus», indiquait un responsable de la communication de l’écurie. Flavio Briatore et le directeur de la communication de Renault F1 étaient, eux, au siège de Renault pour une réunion que l’on peut qualifier de réunion de crise.

COMMENTAIRES DES INTERNAUTES ( 4 )
Sortie volontaire –

Je ne me souviens plus de l'accident. Je ne suis pas expert non plus. Je ne soutiens ni l'un ni l'autre. Je me demande toutefois s'il ne faut pas une sacrée dose de courage pour se crasher volontairement. Qui peut me répondre ?

préparez les cartons –

si piquet dit vrai, Renault n'a rien à faire en F1 et briatore pourrait terminer derrière les barreaux !

c dingue ! –

c fou cette histoire ! Comment les mecs ont pus se dire on va demander à Piquet de se crasher tout seul et personne n'en saura rien ? Avec la radio, la télémétrie... toutes les données sont disponibles !! C de l'amateurisme de faire ça !

dehors ! –

a part quitter la formule 1, probablement même avant la fin de l'actuelle saison, je vois pas comment Renault peut s'en sortir de cette affaire !

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