Les tops de la saison
Par Gilles Festor, 04-11-2008
Le l'éclosion du prodige Vettel à l'exceptionnel final du Grand Prix du Brésil en passant par la fin de saison en trombe de Renault et d'Alonso. Revivez les tops de la saison 2008.
Les derniers tours du Grand Prix du Brésil : Dans l’histoire de la Formule 1, rarement une fin de course n’avait été aussi intense en terme de suspense et de montée d’adrénaline. Avec le retour de la pluie d’abord, qui brouille les cartes à dix tours de l’arrivée. Avec Sebastian Vettel ensuite, dépossédant Lewis Hamilton de la 5e place synonyme de sacre mondial. Et avec cet incroyable final pour finir, où, à quatre cent mètres de l’arrivée, Timo Glock alors à la dérive en pneus secs, ne peut éviter le retour d’Hamilton équipé de gommes pluie. A ce moment là, on fête déjà le sacre de Felipe Massa dans le stand Ferrari. Quelques secondes plus tard, c’est bien le pilote McLaren qui, euphorique, sautille de joie dans son baquet. Inoubliable.
Le Grand Prix de Singapour : Le pari était risqué : envoyer des bolides à plus de 200km/h en pleine nuit dans les rues de Singapour. Mais comme pour la Moto GP quelques mois auparavant en Malaisie, la course de F1 s’est impeccablement déroulée sur un circuit urbain bien pensé. Contrairement au soporifique Grand Prix d’Europe à Valence, la première course de l’histoire de la F1 de nuit a été spectaculaire. Une réussite.
Sebastian Vettel : Le plateau dispose actuellement d’une qualité exceptionnelle de pilotes. On connaissait déjà le talent de Räikkönen, de Massa, d'Alonso et d'Hamilton bien sûr. Il va maintenant falloir composer avec celui de Robert Kubica et surtout du sensationnel Sebastian Vettel. Michael Schumacher a fait de lui son successeur. On le comprend car ce concentré de talent qui a réussi l’exploit de remporter le Grand Prix d’Italie sous la pluie et de signer une pole position au volant d’une monoplace qu’on croyait condamnée à se battre avec Force Inda en fond de grille en 2008. Et en plus, le bambin de 21 ans est drôle, sympa et n'a pas du tout pris la grosse tête.
La fin de saison de Renault : Décevante durant une bonne partie du championnat, l’écurie française a réalisé un bond de performance incroyable à l’automne. Combiné au talent de Fernando Alonso (pilote le plus performant lors des six dernières courses avec 43 points inscrits), le cocktail a débouché sur deux victoires de l’Espagnol (Singapour et Japon). Cette fin de saison terminée en trombe a permis au Losange de sécuriser sa quatrième place au classement Constructeurs mais aussi de se positionner comme la troisième force du plateau en vue de la saison 2009.
McLaren : Exclue du championnat 2007, condamnée à verser 100 millions d’euros d’amende après le scandale de l’espionnage l’an passé, l’écurie anglaise a décroché son premier titre depuis 1999 avec le sacre de Lewis Hamilton. Le team de Woking a rebondi de manière impressionnante. Mention spéciale à Ron Dennis, capitaine indéfectible dans la tempête, aux commandes du navire malgré d’incessantes rumeurs de départ. Il devrait toutefois passer le relais en douceur à son bras droit Martin Whitmash dans les mois à venir.
Toro Rosso : Qui aurait prédit que la petite écurie de Gerhardt Berger terminerait 6e du championnat Constructeurs ? Un budget limité, des effectifs réduits mais un talent unique dans ses rangs avec Sebastian Vettel. L'Allemand a su exploiter au maximum les capacités de la nouvelle monoplace sortie seulement au Grand Prix de Monaco. La maison mère Red Bull a inscrit dix points de moins que sa petite soeur. Cela fait désordre. On attend maintenant de voir si, sans son prodige Sebastian Vettel, Toro Rosso confirmera en 2009. Un pari loin d'être évident.








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C'est le gros point noir chez BMW. Le développement en deuxième partie de saison a été catastrophique pour Kubica. En tous cas, le polonais a prévenu son équipe qu'il fallait pas recommencer l'année prochaine
Peut-être qu'après réalisation de l'objectif ils se sont plus penchés sur le développement de la voiture pour 2009; où ils viseront les deux titres (ndrl: selon Theissen).
Après la victoire à Montréal, l'équipe BMW avoue elle même avoir baissé le régime du développement. La voiture est devenue moins compétitive et est passée de la 3eme force du plateau à la 4eme en étant passée par Renault en fin de saison. Kubica a donc, il me semble, été victime du moins bon développement de sa voiture. L'objectif de BMW cette année était de gagner une victoire, ce qui a été fait.
quelqu'un peut il expliqué l'énorme baisse de régime de KUBICA en fin de saison?
En effet dommage que la renault n'était pas aussi performante plus tôt... Alonso aura marqué 48 points sur les 8 derniers grands prix (ce qui n'est pas en soit énorme, car beaucoup de concurrence), mais en tout cas plus que ses adversaires (Massa 43, Hamilton 40, Vettel et Kubica 29, Raikkonen 24 petits points...) Comme les cartes sont complètement remagnées avec le règlement 2009, on peut espérer une bagarre entre tout cela!