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Ferrari s’est noyée

Ferrari Kimi Räikkönen et Felipe Massa n'ont pas brillé à Silverstone (Panoramic)

Mauvaise stratégie de pneumatiques pour Raïkkönen, erreurs de pilotage en pagaille pour Felipe Massa. Ferrari est passée à côté de son Grand Prix de Grande-Bretagne.

par Gilles Festor, le 07-07-2008

Il y a des week-ends comme ça où rien ne va. Où quoique vous tentiez, le sort semble s’acharner contre vous. Felipe Massa a payé pour l’apprendre, dimanche, quelques jours après une victoire heureuse à Magny-Cours. Le Brésilien a peut-être vécu sur l’ancienne base aérienne de la Royal Air Force le pire week-end de sa carrière. Vendredi, une violente sortie de piste détruisait l’arrière de sa monoplace. Samedi, un problème sur la roue arrière droite l’a empêché de débuter un deuxième relais dans la Q3. Résultat : une 9e place sur la grille. Et dimanche, le trou noir. Des erreurs en pagaille, six têtes-à-queues et une médiocre 13e place. «Ce week-end à Silverstone est désastreux», se lamentait le Sud-Américain en concédant que la course n’avait été qu’une «série d’erreurs à tous les niveaux.»

Sixième meilleur temps pour Iceman
«La pluie ? Nous avons vu que nous sommes également compétitifs dans ces conditions, donc nous sommes parés à toute éventualité.» A l’écouter samedi après son troisième temps en qualifications, Kimi Räikkönen était animé d’une grosse confiance pour la course. Le Finlandais ne s’attendait pas à vivre un grand prix aussi pénible. Pénible car c’est en vainqueur qu’ «Iceman» aurait dû franchir la ligne d’arrivée et non au pied du podium. La preuve en chiffres. Le pilote Ferrari a de nouveau bouclé le meilleur chrono en course (1’32’’150), son sixième consécutif. C’est mieux que Michael Schumacher. Seul Alberto Ascari devance le Finlandais avec sept meilleurs temps de rang. Dimanche, son dauphin dans cet exercice, Nick Heidfeld, a été relégué à près de cinq dixièmes des seconde (1’32’’719) ! Sur une piste sèche, Räikkönen avait fondu sur Lewis Hamilton avant le premier arrêt aux stands. Puis, il y eut cette grossière erreur de vouloir conserver ses pneus alors que Lewis Hamilton chaussait des gommes neuves. Un choix catastrophique pour Räikkönen et la Scuderia qui ont pourtant suivi à la lettre les recommandations de leur partenaire météo habituel. Celle-ci annonçait une pluie fine.

L’erreur au premier ravitaillement
Ce fut tout le contraire. Des averses violentes se sont déversées et la Ferrari a perdu sept secondes à chaque tour durant neuf boucles ! Räikkönen a été contraint de rentrer aux stands dans la foulée avant d’être l’un des rares pilotes à pouvoir à peu près maîtriser sa monoplace dans des conditions d’aquaplaning extrêmes. Et ce, même s’il a essuyé un tête-à-queue. «Nous sommes une équipe et nous gagnons ou perdons ensemble. Nous savons que nous avons un grand potentiel, mais nous devons mettre tout en oeuvre ensemble pour en tirer le meilleur parti.»

Pour la troisième fois de suite, l’ancienne gâchette de McLaren laisse filer des points alors que la Ferrari est au-dessus du lot en termes de performances pures. Au Canada, il se fait embrocher par Lewis Hamilton. Un pot d’échappement latéral se décroche de sa monoplace en France et dimanche, c’est au tour de la météo de lui jouer un mauvais tour. Au championnat, Räikkönen ne fait pas une trop mauvaise opération puisque il reste co-leader en compagnie de Massa et Hamilton (48 points). Mais cette saison s’apparente de plus en plus à celle des occasions gâchées.*

La course en images :


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